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Chronique new-yorkaise – Kisses and Hugs –

IMG_7382Je sens que demain matin à ces deux là je vais en faire des kisses et des hugs !!!!!

 

Last one…ce soir retour sur Paris….

Ici lorsque vous arrivez quelque part et que vous connaissez les gens of course, on vous embrasse. On vous embrasse on vous embrasse, on n’est pas dans le petit bisou distrait, qui effleure à peine la joue, on vous prend, on vous enveloppe dans les bras, on vous sert chaleureusement et on fait claquer des kisses XXL (comme dirait ma Mimi)

Et à chaque fois,  j’ai  l’impression d’avoir fait un exploit,  que j’ai passé les lignes ennemies au péril de ma vie, surmonté des dangers, qu’on m’attend le coeur battant pour me féliciter d’avoir traversé tant d’épreuves et être arrivée en vie chez eux. Et quand vous repartez c’est pareil, re-enveloppement, re-serrage et on re-claque les kisses et là je me dis, je pars à la guerre ? Il va se passer un truc ? C’est un adieu définitif ? On va jamais se revoir ?
Je reconnais que ça me surprend toujours, je reste les bras ballants, secouée comme une poupée de son, en me demandant ce que je dois faire.

Ça n’est pas désagréable, mais plutôt inhabituel dans nos contrées. Chez nous on est plutôt dans le bisou light, voir un joue à joue avec un baiser dans le vide. Le coeur y est mais on a une sorte de pudeur, on garde ce genre d’effusions pour les moment importants de la vie et encore. Nous sommes peut être moins tactiles, je ne sais pas.

Pourtant nous sommes réputés pour notre french kiss, qui est une spécialité française au même titre que  le steak frites, mais notre french kiss à nous n’a strictement rien à voir.  Je ne me vois pas me lancer dans un french kiss dès que j’arrive quelque part, histoire de montrer à quel point je suis heureuse de voir les gens et à quel point les français peuvent eux aussi être chaleureux. Je reste donc sur mon quand à moi, les bras ballants. J’avoue que si j’avais été sauvée par un pompier (pour ceux qui me suivent ils savent de quoi je parle) j’aurais peut-être, sous le coup de l’émotion, tenté le french kiss, il ne faut jamais perdre une occasion !

Sur ce, je vous prends dans mes bras, je vous enveloppe chaleureusement, je vous serre contre moi et je vous fais des kisses XXL ! et je vous dis à bientôt pour de nouvelles chroniques qui seront d’une région que j’adore, le Sud de la France, à très vite !

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Chronique new-yorkaise

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…..je fais ma Mâme Michu comme disait ma grand-mère ou ma commère, comme dit ma fille…

Je ne peux pas m’en empêcher, les gens me passionnent. Je passe mon temps dans la rue à regarder, à me poser des questions, à faire ma parigote dès que je vois un truc insolite et des trucs insolites ici il y en a.

New-York n’arrête jamais, jour et nuit il se passe toujours quelque chose, cette ville est bruyante, fatigante, excessive, démesurée, passionnante, c’est un puit sans fond d’anecdotes et d’histoires.

Le bonheur pour moi !

Donc, mercredi soir, jour des enfants, Mâme Michu  était en train de lire tout en prenant le frais sur le balcon, lorsque soudain (ça s’appelle le sens du suspens) j’entends parler, rire et évidemment, je me penche un peu pour voir ce qu’il se passe, la vraie commère je vous dis…..

Je vois arriver une petite dizaine de personnes, toutes accompagnées de chiens. Des gros, des petits, des frisés, des à poils ras. Les gens se saluent, les chiens aussi, ça aboie, ça parle, ça se dit bonsoir. Jusque-là, compte-tenu que l’on est à New-York, tout est normal.

Tout ce petit monde  est accueilli par un couple qui lui-même a un labrador tout blanc. Et ils entrent  tous, chiens et maîtres, dans la maison. Une maison typiquement new-yorkaise, avec un petit portillon en fer forgé qui s’ouvre sur une envolée de marches d’escalier, de grandes fenêtres toutes illuminées, habillées de bacs de fleurs. Rien qu’en regardant cette maison, on se retrouve dans une de ces comédies romantiques dont les américains on le secret.

Et évidemment mon imagination se met en marche. Mais qu’est que c’est ? Une réunion de « jamais son mon chien » ? Une séance de psychothérapie pour chiens ? Un club de rencontres pour chiens? Un club échangistes pour chiens. Genre tu me prêtes le tien et en échange je te prête le mien. Je préfère préciser au cas où vous imagineriez des choses…. ?  Une pyjama party pour chiens? Une dogs’s party? Mystère !

Le calme revenu, je me replonge dans ma lecture et comme Fanny rentrait tard, j’ai donc passé une partie de ma soirée sur le balcon. Vers 21h30 nouvelle animation, je re-refais ma commère et je vois ressortir les mêmes avec leur chien, on se congratule, les chiens se disent au revoir, ça se renifle, se léchouille, je parle des chiens of course, tout ça dans la joie et la bonne humeur. Et j’aperçois sur le sommet de la tête du chien qui recevait, le labrador blanc,  un petit chapeau pointu, un de ces petits chapeaux d’anniversaire pour enfants.  Il poussait des houuuu houuuuu désespérés en voyant partir ses potes, c’était trop drôle, un des potes chiens est revenu lui faire une léchouille, l’autre houuuu houuuu et tout ce petit monde canin s’est mis à aboyer, comme une dernière salve d’honneur…

A un moment quand même, je me suis demandée si il n’y avait pas une caméra quelque part…non non tout était normal, c’était bien une birthday’s party pour chiens…tout va bien, je vais bien, je suis juste à New-York….

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Chronique new-yorkaise…..

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Apparemment, c’est une question de longueur…

A New-York vous pouvez vous habiller comme vous voulez. Selon son envie, son état d’esprit, son style, son « pas de style », sa taille ou pas, bref  tout le monde s’en fout. Il n’y a pas de mode à New-york, il y a juste des fashions.

Je reconnais que parfois ça donne des trucs plutôt bizarres, mais c’est aussi une forme de liberté d’expression.

Pour ma part, j’ai trouvé mon style, ma façon de m’habiller. Je sais ce qui me va et surtout ce qui ne me va pas, mais surtout tout est une question de longueur.  Je ne peux pas porter des robes ni en dessous des genoux, ni aux genoux, ça me donne un côté bouteille d’orangina. Et je n’ai pas envie d’être en mode SECOUEZ-MOI, SECOUEZ-MOI à longueur de journée pour plaire à certaines personnes.

Vous devez vous demander où je veux en venir et bien j’y viens.

Depuis deux mois nous avons un nouveau Président, lequel Président a une femme et jour après jour, la toile se déchaine sur les tenues de Brigitte. Trop court, trop jeune, trop provoque, pas assez classe, pas assez de son âge, pas assez d’élégance, de discrétion, trop blonde, trop bronzée, trop vulgaire,  trop trop trop..Je ne parle même pas des commentaires sur la différence d’âge.

Chacun pense ce qu’il veut, chacun a son idée de l’élégance, de la beauté, de la classe, de ce qui doit ou ne pas être. Mais je trouve ce déchainement verbal, voir cette haine, dérangeants et ce qui me frappe le plus, c’est que la majorité de ces commentaires d’une violence inouïe sont faits par des femmes.

Vous allez me dire oui mais elle représente la France et à ça j’ai envie de répondre, nous aussi nous représentons la France et j’avoue que parfois, le comportement et les tenues de certains français sont loin d’être à la hauteur de leur exigence vis à vis des autres.

Certes nous ne sommes pas sous les feux des photographes, nos maladresses vestimentaires ne sortent pas en première page des magazines féminins, mais je ne pense pas que la vulgarité de ces commentaires soit tout à notre honneur.

Que l’on aime ou pas, il y a façon et façon de le dire et je ne suis pas certaine qu’à sa place nous échapperions à la vindicte populaire.

Chacun d’entre nous peut-être pris à partie sur la toile, à tort ou à raison. On le sait tous. Ne pensez pas y échapper parce que vous êtes un anonyme, un quidam qui vit sa vie tranquille dans son coin, plus personne n’est à l’abri de cette vindicte.

L’élégance n’est pas que vestimentaire, elle est aussi dans nos propos, dans notre rapport aux autres et peut-être, je n’en sais rien, je ne la connais pas, peut-être que cette femme a cette élégance, celle du coeur.
Je me demande si être quelqu’un de bien n’est pas aussi bien que d’être quelqu’un aux jupes bien pensantes et à la bonne longueur. Vous allez me répondre, les deux seraient parfaits.

Et oui, mais la perfection n’étant pas de ce monde…………Mais c’est juste mon avis, après….

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Chronique New-yorkaise…..

 

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C’est pour mieux te croquer mon enfant……

Je ne vais pas une fois de plus vous dire combien j’aime être ici, ça va, je crois que vous avez compris. Mais malgré tout l’amour, que je porte à ce pays, je reste tout de même très très française, mon esprit critique est toujours exacerbé, sinon ça ne serait pas drôle.

Il y a plein de petites de choses qui m’amusent ici, enfin m’amusent….m’interpellent, m’intriguent, me déroutent et j’en passe…

 

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Le dimanche de mon arrivée, très beau temps, très très chaud, une humidité qui vous donne l’impression de jamais sans mon hamman, la direction rockaway s’impose, 1 heure de traversée, un petit vent qui lâche pas l’affaire, Parfait ! GO GO GO !!!!

Nous voilà donc sur le bateau….sur l’eau et comme il n’y a pas grand chose à y faire, je regarde autour de moi.

Des français, des américains, des chinois, des espagnols etc….et plus je regarde et plus ça m’intrigue.

Je re-regarde, je compare, je m’interroge, je prends l’air de la fille qui réfléchit et là une vraie question se pose, une de celles dont on a rarement la réponse.

Mais Elles ont combien de dents ?

Non non vous n’avez pas perdu le fil, ni sauté une page, c’est vraiment ma question.
Les américaines,  lorsqu’elles parlent ouvrent des bouches genre la grenouille à grande bouche (c’est une blague je vous la raconterai un autre jour) non seulement elles ouvrent très très grand, elles parlent très très fort, rient encore plus fort, mais en plus elles ont un nombre incroyable de dents. Si, si, c’est vraiment pas du mauvais esprit, elles ont plus de dents que le commun des mortels,  c’est certain.

J’ai essayé de les compter, c’est pas possible, y’en a trop…trop beaucoup trop et d’un blanc mais blanc blanc, genre plus blanc que blanc, j’irais même jusqu’à blanc fluo.

Je suis certaine qu’elles se déplacent dans le noir sans difficulté, juste en souriant.

C’est peut être ça l’arme secrète des américains contre le réchauffement de la planète….Plus besoin d’électricité, de centrales nucléaires. SOURIEZ !!!

Elles me donnent l’impression, mais est-ce juste une impression ? De vouloir croquer le monde et nous avec par la même occasion …

La nouvelle mode actuellement c’est l’huile de coco, en bain de bouche, en dentifrice. Je me suis dit que je ne risquais pas grand chose, donc je suis en mode « noix de coco ». Je n’en suis pas encore à grimper sur mon cocotier tous les matins et à en extraire l’huile mais avouez qu’on nous fait faire n’importe quoi ! Mais comme disait ma grand-mère « ça mange pas de pain, essayons ! ».

 

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Chronique New-yorkaise

 

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Parfois on se demande comment on réagirait face à telle ou telle situation.

Moi depuis hier soir pour un incendie je sais quelle serait Ma première réaction  ?

changer de petite culotte !!!  Juste parce que je trouvais celle que je portais pas très

appropriée….

J’ai un doute sur le bien fondé de mes choix !!!

Hier, soirée tranquille, Fanny avec de amis et moi @home.

Après une douche rafraîchissante, petite tenue légère pour nuit torride, je parle de la chaleur sur New-york, émission à la radio, ma petite clope, bouquin, bref une soirée comme je les aime. Une soirée sans histoire !

Avec en fond, la ville qui bruisse, les ambulances, les pompiers, sirène, avertisseur au maximum,  voix qui demande aux voitures de dégager sinon t’es mort. Mon cerveau enregistre ces bruits me disant « houla ça rigole pas ».Tout cela ne me perturbe pas plus que ça, quand on a entendu une fois les pompiers à New York, ça vous colle aux tympans pour le restant de vos jours.

Toujours le nez dans mon bouquin, mon oeil est attiré par une lumière rouge au dehors, et une certaine agitation qui je le sens bien n’est pas normale. Je me lève, je vais sur le balcony, je regarde en bas – on est au 9eme – et là  je vois, des voitures de pompiers, des pompiers, des gens dehors, je prends une photo histoire de…,  je regarde à droite, à gauche, des voitures bloquent la rue, des pompiers qui sortent des camions, déroulent des tuyaux, qui entrent et sortent d’un immeuble.
Et là je réalise enfin, OH MERDE !!! C’est ici, c’est le notre…heuuuu je fais quoi ?

J’étais un peu comme une poule devant un couteau.

Toujours sur le balcony je tournais en rond sur moi même, en me disant mais qu’est ce que je dois faire ? Et là, ne me demandez pas pourquoi, je serais incapable de l’expliquer, je regarde ma tenue et je me dis

ah non ça va pas être possible je peux pas sortir comme ça !!!!!

J’ai donc été me changer………….petite culotte et robe adaptées à la situation…où ça va se nicher quand même ! On a chacun ses priorités.

j’ai pris mon sac à main, mon tel, mon médoc, ah oui, sinon sans je meurs, mon passeport.

Pendant ce temps un pompier parlait dans le mégaphone, je ne comprenais rien, mais je sentais bien que c’était pas le moment de lui demander si il voulait faire des photos pour un calendrier.

Mais qu’est ce qu’il raconte? On saute? On descend ? On reste?  Vont bien venir me chercher quand même? Vont faire tous les étages ?  Le mieux ma p’tit mère, c’est de te mettre sur le balcony et d’attendre. Mais avant j’ai récupéré l’ours de Fanny.

Quand je vous dis qu’il faut s’interroger sur mes choix…et j’ai attendu.

ça continuait à s’agiter sérieusement en bas…On sonne à la porte, j’hésite, j’y vais, j’ouvre, je regarde, le vide total, shining…OH MON DIEU ! Mais je fais quoi ?

Je me dis faut appeler Fanny quand même, parce que ça risque de lui faire tout drôle si tout flambe, je retourne au balcony toujours les voitures, les gens dehors…!

J’appelle ma fille et d’une voix que je veux très dégagée, mais qui ne l’est absolument pas…

  • heuuuu les pompiers sont là, il y a sûrement le feu dans l’immeuble, mais je sais pas où.
  • Prends tes clés, sors, par les escaliers, pas d’ascenseur…j’arrive.

Oui oui l’escalier, ça je crois que j’aurais fait le bon choix, mais allez savoir, je deviens méfiante vis à vis de moi-même et de mes réactions. Donc me voilà prête en me disant, bon je vais prendre les escaliers et on verra, je retourne une dernière fois au balcony et je me penche à nouveau et là…plus RIEN….
Sont tous partis, la rue a retrouvée son calme.

Mais ils sont barrés où ? Plus de pompiers, plus de gens dehors, plus de gens aux fenêtres, plus rien, le vide total….Je suis restée plantée sur le balcony, mon sac à l’épaule, un autre à la main, l’ours de Fanny coincé contre moi, en me disant, je fais quoi là ?

Fanny est arrivée…..et a pris les choses en mains, tu vas d’abord boire un ti truc histoire de te remettre.

-Une petite tisane, ou un cognac ?
-Heuuuu…les deux. J’ai assez pris de décisions pour ce soir !

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Petite chronique New-yorkaise !!!

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Ben qu’est ce qu’elle nous fait ?

Ohhhhh!!!!!! sous prétexte qu’elle écrit installée sur un balcon perché dans Manhattan, v’la c’te pove femme qui se prend pour Woody Allen…

                                                     RESUME DES EPISODES PRECEDENTS 

Donc, abandon  de ma part il y a deux mois et des poussières pour ….

  • Cause de travaux.  Je parle de ma cuisine bien évidemment.  Neuf semaines, ça a duré la plaisanterie. On était, hélas, très très loin du scénario de 9 semaines1/2, on ne peut pas avoir toutes les chances…  Un jour vous aurez les photos….toujours de la cuisine. Pour celles d’un éventuel streap-tease, je ne suis pas encore tout à fait au point, ça attendra.
  • Ecrire une nouvelle pièce ( qui est terminée, envoyée, en mode « j’attendrais….le jour et la nuit, j’attendrais toujours… ») bref on attend….
  • Préparer la tournée 2018 de « ça reste entre nous » qui s’annonce être une très belle tournée en France et en Suisse…et une belle tournée faut s’en occuper !

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  • Sur l’écriture d’une toute toute nouvelle pièce…
  • Et la mise en place de plein de petites et grandes choses.
  • et écrire encore et toujours.

Donc, la revoilà sans crier gareeeee….

Oui bon, en même temps je n’allais pas vous envoyer la fanfare, les fifres et la garde républicaine pour vous prévenir de mon retour.

J’ai donc décidé de ressurgir dans vos vies,  façon « petites chroniques « .  Elles seront  new-yorkaises pendant trois semaines, après…..Elles nous mènerons là où le vent me pousse.

Nous sommes donc le week-end du 4 juillet et le weed-end du 4 juillet aux Etats Unis, c’est comme le week- end du 14 juillet en France, New-york est vide et silencieuse. Enfin silencieuse…. à sa façon.

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ce qu’on entend par dessus ce brouhaha qui n’arrête pas une seconde, c’est le chant d’un oiseau, qui lui ne lâche pas l’affaire.

J’adore l’idée que la nature résiste.

Vous lui collez des sorties de climatisatiseurs partout, sur tous les toits, fenêtres et balcons, mais c’est le pioupiou qu’est le plus fort !!! Genre j’étais là avant toi, même pas peur.

Ce qui nous amène à la grande pensée du matin…

Fais comme l’oiseau, résiste* au tumulte, au vacarme incessant, prouve que tu existes !!!

Ne rien lâcher JAMAIS, y croire TOUJOURS, vouloir ENCORE ET ENCORE !

Vous êtes celui qui peut le plus pour vous-même !

Bonne journée…

 

*– on peut même chanter sur mes chroniques, extraordinaire non ? Enfin si on a les mêmes souvenirs musicaux…pas gagné…